La Pourvoirie du Lac Saint-Pierre : réinventer l’accès à la nature

Quand on pense à une pourvoirie, l’image qui vient souvent en tête ressemble encore à un vieux cliché : quelques chasseurs en chemise à carreaux, loin de tout, entre deux histoires de pêche racontées autour d’un feu. Pourtant, à la Pourvoirie du Lac Saint-Pierre, l’expérience prend une tout autre direction. 

Accessible, innovante et profondément ancrée dans son environnement, cette pourvoirie réinvente la façon de découvrir le territoire et de connecter avec la nature. Une vision portée avec passion par sa propriétaire, Valéry Leclerc, dont le parcours entrepreneurial mérite tout autant d’être découvert que les paysages uniques du lac Saint-Pierre. 

Une pourvoirie pas comme les autres

Ici, on croise autant des familles qui découvrent la pêche pour la première fois que des groupes corporatifs venus renforcer leurs liens sur l’eau. Certain·es viennent pour ralentir le rythme le temps d’une journée, d’autres pour vivre un séjour immersif en pleine nature. 

À proximité des grands centres, l’entreprise offre pourtant une impression d’évasion complète. Quelques minutes en bateau suffisent pour se retrouver au cœur des bayous et au fil des parcours nautiques, les visiteur·euses découvrent une biodiversité remarquable, des paysages changeants et une tranquillité qui donne l’impression d’être à l’autre bout du monde. 

Cette volonté de rendre la nature plus accessible guide l’entreprise depuis maintenant 13 ans. Sous l’impulsion de Valéry, la pourvoirie familiale s’est transformée en une véritable pourvoirie urbaine : un lieu accessible, humain et profondément ancré dans son environnement.

Quais de la pourvoirie

Réinventer la pourvoirie

Lorsque Valéry rachète la pourvoirie, le lendemain même de son dernier examen pour devenir CPA, elle entreprend bien plus qu’un simple projet d’affaires. L’entreprise doit être redressée, modernisée et repensée en profondeur. « On a fait un gros 360 », résume-t-elle.

Au fil des années, la pourvoirie s’est éloignée du modèle traditionnel pour devenir un espace accessible à une clientèle beaucoup plus large. L’objectif : rendre la pêche et l’accès à l’eau possibles pour le plus de gens possible, même pour celles et ceux qui n’ont jamais tenu une canne à pêche.

Cette volonté d’accessibilité se reflète dans chaque aspect de l’expérience proposée. Grâce à son important centre de location d’embarcations, à ses installations faciles à utiliser et à l’accompagnement offert aux visiteur·euses, la pourvoirie permet autant aux débutant·es qu’aux habitué·es de profiter du territoire en toute confiance. 

Aujourd’hui, l’entreprise compte une dizaine d’employé·es, une quarantaine d’embarcations, ainsi que huit hébergements incluant des chalets et plusieurs bateaux-maisons, ce qui en fait l’un des plus importants centres de location au Québec. La Pourvoirie vient d’ailleurs de concrétiser une importante acquisition, soit celle d’un bateau maison de 80 pieds pouvant accueillir des groupes de 12 personnes pour « dormir littéralement sur l’eau ».

Toujours portée par une volonté d’innover, l’équipe développe aussi de nouvelles façons de découvrir le territoire. Parmi elles, le concept « bulle et pêche », imaginé pour les sorties entre ami·es, ou encore des croisières d’observation d’oiseaux qui permettent d’explorer la richesse de leur habitat naturel.

L’entreprise mise également sur le volet corporatif avec des activités nautiques et des expériences de consolidation d’équipe adaptées à différents profils. Parce qu’au-delà de la pêche, la nature devient ici un véritable espace de rencontre, de connexion et de partage.

La propriétaire de la Pourvoirie, Valéry Leclerc
La propriétaire de la Pourvoirie, Valéry Leclerc

Une entrepreneure née pour transformer les choses

Le parcours de Valéry explique beaucoup la vision actuelle de l’entreprise. Même si elle est CPA de formation, elle se spécialise rapidement en redressement d’entreprise et aujourd’hui encore, elle accompagne des organisations en difficulté. La pourvoirie aura été son premier terrain d’apprentissage.

Mais son histoire avec l’entreprise remonte bien plus loin. La pourvoirie appartenait autrefois à son père et à un associé. Adolescente, elle y travaillait déjà : elle lavait les chaloupes et faisait du service au restaurant qui occupait les lieux à l’époque.

L’entrepreneuriat, chez elle, semble presque instinctif. « À 14 ans, j’ai demandé de l’argent à mon père pour aider à redresser une entreprise en difficulté », raconte-t-elle en riant.

Depuis toujours, ce qui motive Valéry dépasse largement l’idée de simplement gérer une entreprise. Ce qu’elle aime avant tout, c’est bâtir, aider, transformer et trouver des solutions concrètes. 

« Je ne suis pas entrepreneure pour être entrepreneure, je suis entrepreneure pour faire une différence. »

Cette philosophie se reflète aujourd’hui dans sa manière de diriger la pourvoirie. Lorsqu’on lui demande ce dont elle est la plus fière après toutes ces années, sa réponse est immédiate : son équipe. Un milieu où les idées circulent librement, où chacun·e contribue aux projets et où l’innovation fait partie du quotidien.

« Ici, on fait tout différemment et c’est vraiment motivant de voir les idées de projets émerger tout le monde ensemble. Au quotidien je me considère vraiment chanceuse de faire partie de cette belle équipe. »

Balade en bateau sur le lac Saint-Pierre

Le développement durable comme non-négociable

À la Pourvoirie du Lac Saint-Pierre, le développement durable ne se limite pas à une initiative distincte : il s’agit d’un principe qui guide l’ensemble des décisions d’affaires.

Située dans un environnement protégé par l’UNESCO, l’entreprise évolue dans un écosystème particulièrement fragile et riche en biodiversité. Et les impacts des changements climatiques y sont visibles au quotidien.

« En 20 ans, j’ai vu les espèces changer, les oiseaux diminuer, les berges s’éroder et les niveaux d’eau fluctuer énormément », explique Valéry.

Cette réalité pousse l’entreprise à repenser continuellement ses pratiques.

Certaines décisions sont directement liées à cette volonté de réduire leur impact environnemental. Le choix de développer l’offre autour des bateaux-maisons, par exemple, permet de limiter certaines constructions permanentes sur le territoire. L’équipe participe aussi à différents projets pilotes visant à tester des systèmes de moteurs hybrides, avec l’objectif éventuel de passer à des solutions entièrement électriques lorsque la technologie, existante, mais pas encore assez puissante, le permettra.

Le développement durable s’exprime aussi dans la culture interne. Des comités consultatifs permettent d’impliquer les employé·es dans les décisions, tandis que des objectifs liés à la durabilité sont intégrés aux critères de performance et de rémunération. 

La sensibilisation des visiteurs fait également partie intégrante de l’expérience. Depuis quelques années, la pourvoirie propose notamment un rallye éducatif en bateau avec des codes QR permettant d’en apprendre davantage sur l’écosystème du lac Saint-Pierre, les bonnes pratiques environnementales, l’histoire des îles et la biodiversité unique de la région.

Les visiteur·euses peuvent entre autres découvrir qu’ils naviguent au cœur de la plus grande héronnière en Amérique du Nord.

Protéger aujourd’hui pour préserver demain

L’engagement environnemental de Valéry dépasse les murs de son entreprise.

Impliquée au sein du conseil d’administration de l’AFC du lac Saint-Pierre, elle participe à la protection des ressources naturelles, conformément aux recommandations ministérielles.

Parce que pour elle, préserver le territoire aujourd’hui est la seule façon d’assurer sa pérennité demain.

Le plus grand défi des prochaines années est d’ailleurs déjà bien identifié : continuer à adapter l’entreprise aux changements climatiques tout en protégeant ce milieu naturel exceptionnel.

Coucher du soleil au lac Saint-Pierre

Entreprendre autrement, ensemble

L’avenir de la Pourvoirie du Lac Saint-Pierre passe autant par l’innovation que par l’accessibilité.

L’entreprise souhaite notamment développer des expériences éducatives pour les groupes scolaires à bord de son nouveau bateau-maison offrant ainsi un véritable espace d’apprentissage flottant. L’équipe réfléchit aussi à intégrer davantage d’outils d’accessibilité universelle dans ses parcours, notamment avec le braille et l’audio.

Mais au fond, la philosophie de Valéry reste simple. Pour elle, la transition durable ne repose pas uniquement sur de grandes initiatives, mais sur une accumulation de petites décisions prises au quotidien. « Il faut commencer quelque part », rappelle-t-elle.

Son conseil aux entrepreneur·es qui souhaitent intégrer davantage de développement durable n’est pas compliqué : commencer par de petites actions concrètes, puis mobiliser progressivement les genre autour de soi jusqu’à ce que ces pratiques deviennent naturelles.

Parce qu’une fois que cette vision est partagée par toute une équipe, les impacts se multiplient.

Et c’est sans doute là l’une des plus grandes réussites de la Pourvoirie du Lac Saint-Pierre : démontrer qu’il est possible de faire évoluer un modèle traditionnel tout en demeurant profondément connecté à son territoire, à l’humain et à l’avenir qu’on souhaite bâtir.

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Valéry peut compter sur l’accompagnement de Marie Van Den Broek, directrice régionale de Lanaudière. Marie se distingue par sa rigueur, son empathie et son approche résolument orientée vers les solutions. Animée par une grande bienveillance, elle accompagne les entrepreneur·e·s avec attention et engagement, allant parfois bien au-delà du simple conseil pour jouer un véritable rôle de mentor. Créative face aux défis, elle met tout en œuvre pour aider sa clientèle à faire grandir son entreprise, gagner en confiance et réaliser son plein potentiel.

Grâce à l’engagement de précieux partenaires : Économie Québec, par l’entremise de son mandataire Investissement Québec, le gouvernement du Canada, la Banque Nationale, la Banque de développement du Canada (BDC), le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction, Evol dispose d’une enveloppe d’envergure pour soutenir, par le biais de prêts conventionnels, des entreprises à propriété inclusive et diversifiée, générant des impacts sociaux et environnementaux positifs alignés sur les objectifs de développement durable de l’ONU (ODD).

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